Curieux comme déjeuner au bord du canal attire : les miettes des sandwichs sont jetées à la baille et flottent comme des barques minuscules se dirigeant vers Lampedusa. Laisser pendre ses jambes comme celles d’un nageur en pantalon ou d’une nageuse en jupe, elles se balancent au-dessus du miroir ondulé, désirant sans doute faire accélérer le courant paresseux, ou alors c’est pour se signaler au voisin si elles sont féminines.
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A Paris, la rue Louis-Blanc (10e) comporte un beau commissariat de police, c’est là qu’il faut aller pour porter plainte (l’assurance l’exige) quand la voiture a été dégradée. Il est vrai que les flics ne peuvent être partout et celui de la guérite en verre montre une bonne bouille. En fait, il faudrait venir avec son véhicule pour qu’ils constatent eux-mêmes les dégâts ou alors avec un devis mais justement on doit aller au garage après.
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Tout est presque champêtre ici, entre midi et deux heures ; Maupassant pourrait y inventer quelques histoires avec, qui sait, un grain de fantastique : « En somme, j’ai vu de l’eau, du soleil, des nuages et des roches – je ne puis raconter autre chose – et j’ai pensé simplement, comme on pense quand le flot vous berce, vous engourdit et vous promène… » (Sur l’eau, 1888).
Tout est également pacifique (j’ai appris hier que deux manuscrits inédits de Julien Gracq à propos de la guerre de 1940 allaient être publiés le 7 avril par les éditions José Corti) et paisible, dans le coin : même le nuage japonais ne se reflète pas à la surface, il s’est déjà dilué dans l’air, paraît-il, tandis que du rouge et du jaune jouent au soleil.
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