"Jackal, we sniff after the survivors of caravans.
We reap bloody crops on war fields.
No meat of any corpse deprives our lean bellies.
Hunger drives us on scented winds.
Stranger, traveler,
peer into our eyes & translate
the horrible barking of ancient dogs."
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"Chacal, nous reniflons les survivants des caravanes.
Nous recueillons les récoltes sanglantes des champs de bataille.
Nos ventres creux ne sont privés d’aucune viande, d’aucun cadavre.
La faim nous conduit sur des vents parfumés.
Etranger, voyageur
regarde-nous dans les yeux et traduis
l’horrible aboiement des chiens antiques."
Jim Morrison, Seigneur et nouvelles créatures, Christian Bourgois éditeur, 1976 (10 x 18 n° 1219, traduction Yves Buin et Richelle Dassin, pages 218-219).
(Photo : passage St Pierre Amelot, Paris, 11e, hier, 9h.47. Cliquer pour agrandir.)
Cave canem… (légende d’une mosaïque dans les ruines de Pompei)
@ JEA : la terre y tremble aussi parfois.
cadeau pour ce matin – belle rencontre
n’empêche qu’il fait beau sur Paris – entendu delevoye ex-médiateur de la répu, ce matin dans le poste, pour un ump de merde, il est pas trop con j’ai trouvé- un peu -grossier, ce matin- ce doit être le panache…- ou alors le "chacal" qui ouvre votre citation
@ brigetoun : c’est la photo prise hier qui a déclenché cette allusion ce matin.
@ PdB : Delevoye verra comment son rôle passe, dans la nouvelle réorganisation des fonctions auxquelles il a participé, à la trappe.
il est président du conseil économique social et environnemental – élu dit-il-
@ PdB : Jean-Paul Delevoye a laissé, en quittant son poste de "Médiateur de la République", une petite bombe que le futur "Défenseur des droits" (lesquels ?) devra s’efforcer de désamorcer sans guère de moyens…
De la part de Benoîte Rihoutoshka, une traduction non-Buinement autorisée :
"Comme des chacals, nous reniflons la piste
Des survivants de caravanes
Nous moissonnons les corps sanglants
Sur les champs de bataille
Aucune viande d’aucun cadavre
Ne rebute nos ventres maigres
La faim nous conduit
Sur leurs fumets odorants
Étranger, voyageur,
Plonge en nos yeux, comprends
Notre horrible aboiement
De chiens des temps anciens."
@ M : belle version, que je préfère à la première.
Les "chiens antiques" m’a semblé… affété, mais maintenant que j’ai recopié telle quelle la traduction originale, je n’y touche plus !
J’avais lu chiens "étiques" !
@ Dominique: merci. Les chiens antiques, c’est beau comme l’antique, disons, que j’ai bien aimé aussi la rime interne chiens/anciens
@Moons:
Etiques, oui. Cf lean bellies
Mais pas éthiques !
@ M : oui, dommage que le terme "ancient" n’ait pas été traduit au premier sens, ici cela donne une sorte de patine d’antiquité hors de propos.
@ Moons : M vous a répondu.
Quelle que soit la langue, les crocs saignent.
@ Dom A. : et les chiens, anciens ou non, aboient.
[...] décalage rapproché, l’Irréductible Dominique Hasselmann nous offre cet énigmatique et très bel extrait de Jim Morrison tiré de «The Lords and the New [...]
Quelle puissante évocation applicable à beaucoup d’événements présents.
@ Pierre Chantelois : quelle traduction préférez-vous ?
Tiens, je préfère la deuxième traduction, de loin, moi aussi… :0)
@ Sophie K. : cette Benoîte Rihoutoshka est injustement méconnue !