« Confins, lisières, frontières, effectivement, sont des lieux qui m’attirent en imagination : ce sont des lieux sous tension, et peut-être cette tension est-elle – matérialisée, localisée – l’équivalent de ce qu’est la tension latente entre ses personnages pour un romancier psychologue : un stimulant imaginatif initial. Il arrive le plus souvent que les personnages, dans mes romans, soient eux-mêmes mis, par rapport à la société, dans une situation de « lisière », par une guerre, par des vacances, par une mise en disponibilité quelconque. De sorte que cette mise sous tension du lieu de l’action mobilise plus décisivement des personnages qui sont eux-mêmes désancrés : c’est du moins l’idée que je m’en fais. Le magnétisme ne meut qu’une aiguille dont le pivot est aussi immatériel, aussi lâche que possible ; à l’origine, on la plaçait sur un fétu de paille flottant sur de l’eau. »
Julien Gracq, Entretiens, José Corti, 2002 (page 171).
La petite ville – sa forme – de Champtocé (Maine-et-Loire) n’est pas loin de Chalonnes où l’on gîtait, il semblait alors intéressant d’aller voir les ruines demeurant d’un château qui n’était pas d’Argol.
C’est là, dit-on, que Gilles de Rais naquit en 1404.
On traverse le pont, on arrive à Ingrandes, et puis c’est bientôt le lieu supposé (à rebours) qui donna vie à l’odieux personnage, compagnon de Jeanne d’Arc, en fin de compte pendu puis jeté dans les flammes du bûcher avant elle.
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L’Histoire s’est emparée du saigneur de Tiffauges. Georges Bataille (voir ici un site amusant), Michel Tournier ont écrit sur le mythe.
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« Deuxièmement, pour les véritables alchimistes en quête de pierre philosophale, l’arquémie est considérée comme une pratique vulgaire qui consiste à transmuter les métaux vils en or. Il serait alors compréhensible que Jacques Cœur cherche à stopper des pratiques « inférieures » à la noble alchimie qui est consacrée à la recherche de la Pierre Philosophale ou de la Médecine universelle, les deux étant parfois confondues. »
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Ainsi, l’Arquémie ne serait pas ce que de vains esprits croient s’ils se fient à telle ou telle inscription touristique.


