Articles Tagués ‘Elysée’

Galerie de la Présidence

Publié: 15 décembre 2010 dans Photographie
Tags:, ,

Comme en terre étrangère : touristes, tous rires, toupies des regards devant les vitrines, le trottoir est avenue, fourmilière d’achats, fourmillement de désirs, fourre-tout du clinquant et du hors de portée.

(Photos : cliquer pour agrandir.)

Mais l’agriculture demeure un mythe, la culture prend le dessus agreste, il reste des animaux doux à caresser des yeux, même si le véhicule est carrossé luxe. Qui installera un veau dans son salon ?

De Gromaire, je revois surtout les soldats de 14-18 comme pétrifiés sous leurs casques. Aucun doute : le peintre a réussi à capter les pensées intimes de ceux qui rêvaient la nuit dans les tranchées en attendant le jour de l’assaut, ce serait demain.

Et puis la galerie de la Présidence est vraiment là : pauvres gardes républicains transis de froid dans leurs guérites – tenant le rôle glacial des gardes en bonnets à poils de Buckingham Palace – palais annexe (fantasme monarchique) du règne auquel le sapin transalpin de la cour fout les boules.


J’avais aperçu, en me dirigeant hier après-midi vers la rue Saint-Honoré (8e), les files de fourgons bleu marine de la gendarmerie nationale : le palais de l’Elysée est tout proche. Soudain, des cris, des mouvements, des « uniformes » qui courent, bouclier à la main, flashball à la ceinture pour certains.

(Photo : cliquer pour agrandir.)

Difficile de s’approcher vu la « disproportion » entre le nombre des manifestants (une trentaine avec un porte-voix et des crécelles) et celui des force de l’ordre (plus d’une centaine environ, sans compter les policiers en civil).

Il m’a semblé reconnaître de loin Jean-Baptiste Eyraud, de l’association Droit au logement (DAL). Leur but était tout simplement d’obtenir un rendez-vous à l’Elysée : la cour semblait accueillante pourtant, avec son air de Noël, mais ils furent repoussés manu militari dans l’étroite rue du Cirque.

(Photo : cliquer pour agrandir.)

Slogans : « On veut un rendez-vous ! », « On n’est pas méchants ! » « Relâchez nos camarades ! » — certains agités ont été embarqués sans ménagement, après avoir été tirés par les jambes, dans les gros véhicules de gendarmerie.

Les manifestants se sont assis finalement par terre, il n’est pas possible d’en voir plus que ces quelques images prises sous un froid de canard (l’hebdomadaire satirique possède pignon sur rue Saint-Honoré) : mais que fait la météo ?