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Trois vues de lecture

Publié: 9 mars 2011 dans Photographie
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Hier, comme un air de printemps avant l’heure, ou de musique dans l’air.

(Photos prises à Paris, Xème. Cliquer pour agrandir.)


L’immeuble haussmannien se trouve juste à côté d’un magasin de motos, alignées sur le trottoir. L’adresse que porte l’invitation, invitant à découvrir Sophie Koechlin, Peintures & illustrations – c’est la même que Sophie K., celle du blog – conduit au 19 de l’avenue Parmentier, Paris, 11e.

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Mais cette fois, les toiles de Sophie K. ont quitté la Toile, il suffit de prendre l’ascenseur minuscule (une seule personne autorisée) qui mène au troisième étage pour s’en convaincre.

C’est Christophe Paymal, l’organisateur de l’expo dans son immense appartement, qui ouvre la porte, et la peintre est là, nous nous reconnaissons sans nous être jamais vus auparavant.

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Elle me fait visiter les pièces, jusqu’au couloir, où ses œuvres sont accrochées (au nombre de dix-huit). Les petits carrés rouges indiquent que certaines sont déjà réservées. Les prix sont abordables, la peinture la plus chère est l’imposante Villa Koliba (voir ici aussi). Mais je crois comprendre que Jimmy Hendrix n’est pas vraiment à vendre, ce qui semblerait logique.

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La peinture de Sophie K. frappe par son style, son faux hyper-réalisme, ses atmosphères ou ambiances fortes et secrètes à la fois, comme lorsque l’on lit un polar de James Ellroy, par exemple L.A. Confidential : le nom de son blog et ses goûts ont sûrement à voir avec cet univers.

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Ses références à la musique et au jazz (impressionnante toile intitulée Monk) ont de qui tenir, son père était Philippe Koechlin, fondateur de Rock & Folk. La mère de Sophie K. est là, elle me raconte qu’elle a connu son mari très tôt, en classe. « Oui, vous aviez dix-sept ans… », lui dis-je à son grand étonnement. Elle possède encore tous les disques 33 tours de son époux, mais il lui manque le diamant pour la platine.

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Des visiteurs arrivent périodiquement, l’interphone vrombit. Un photographe, un dessinateur, on parle photos et musique, et donc de l’indispensable Jean-Pierre Leloir, de Jazz Magazine (que je préférais à Jazz Hot) : un livre rassemblant ses clichés de musiciens a été publié par Stéphane Koechlin, ancien journaliste, qui a quitté Le Figaro pour se consacrer à l’écriture, et  est l’auteur de 17 livres (Jimmy Hendrix, Bob Dylan…), me précise sa mère.

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L’appartement est somptueux : l’idée d’exposer dans un lieu privé me rappelle ces comédiens qui peuvent venir à domicile jouer une petite pièce de théâtre.

On boit un verre (vin blanc, Perrier, jus d’orange…). Soudain, quelqu’un m’interpelle, il s’appelle Patrick Verroust, et voilà que son commentaire n’en finit plus !

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Je regarde l’avenue par la fenêtre :  la nuit s’est cassé la figure. Il faudrait avoir un chevalet sous la main pour fixer sa chute acrobatique et acrylique.

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