Verrerie, rêverie, verroterie

Publié: 12 novembre 2010 dans Photographie
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(Varèse, Ionisation.)

L’incidente déboule au détour sans crier gare, son clin d’œil met en valeur la longueur des cils recourbés, barreaux clignotants qui empêchent d’aller au-delà. Le méli-mélo se fait entendre, un bus carillonne comme un tramway, il faudrait attendre 18 minutes le 75 (affichage électronique dans l’abri) ou rentrer plutôt à pinces.

(Photos : Paris, rue de la Verrerie, 4e, le 10 novembre. Cliquer pour agrandir.)

Le BHV n’est pas un écrivain, mais ici c’est le deuxième «  ennemi public » autoproclamé en septembre 2008, et qui fit trembler la France.

(Photo : cliquer pour augmenter la taille.)

Mais Michel Houellebecq est allé récemment à résipiscence, pourquoi alors se casser la tête pour le cadeau de Noël ?

(Photo : cliquer pour trier.)

Après tout, la rue s’en moque, elle est pliée de rire, les banderoles sont rangées dans les placards aux balais, quand il y a des grèves – comment dites-vous ? – on ne s’en aperçoit plus, c’est la victoire en chantant et le remaniement cadencé sur une musique martiale.

Je ne veux voir qu’une tête !

(Photo : cliquer pour prendre le large.)

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commentaires
  1. patrick verroust dit :

    Il fait un temps de chien, ce matin. Au vu du billet de DH, les rues sont désertes à Paris, les habitants ont ils peur du choc des titans. Deux écrivains sont évoqués ici. Le premier aux diktats péremptoires se voit Maitre du monde préoccupé de savoir l’épitaphe qu’il fera mettre sur sa pierre Dombasle, il atteignit , jeune la gloire et l’éternité dans la mémoire des hommes en faisant 68 en Ferrari (humanum est) par la grâce d’une chevelure de mousquetaire et d’un décolleté avantageux.
    Il se forgea un renom très marketing , réduit à trois lettres évocatrices de la grande surface qu’il pense (donc , il l’a) avoir. Arrivé à ce qu’ Arielle, Laure, Maxime , dite Dombasle fasse sonner, pour lui, les sonneries des rédactions publicitaires pour le vendre comme une lessive . Il se voit « Homo pensant » il se retrouve jeteur de poudre aux yeux avec l’Arielle comme sponsor.
    Le deuxième vit dans « l’incertain ». Il semble se réveiller le matin en se demandant où est le bec de gaz . L’échec lui réussit si bien qu’il est un adepte de Sarkosy , président de tous les français, certifiés conforme mais pas d’un de plus, président intermittent de l’Europe résiduelle, réduite au club de ses dirigeants. Notre écrivain n’est pas certain d’avoir eu le Goncourt, cela lui assure un lectorat important . Très tendance, il s’offre le luxe de cracher dans sa soupe populaire. Tous les dégouts sont dans la nature. Il ne se vend pas, lui, comme un paquet de lessive , il prend l’air, définitivement, lessivé, les poches pleines sous les yeux. Les lecteurs raffolent des fausses réformes qui ne les touchent pas, des fausses nouvelles qui les rassurent, et des faux romans qui leurs donnent une conversation ampoulée sinon éclairé. Les deux hommes travaillent le sur- dimensionnement des égos. Ils s’épient,jaugent jusqu’où la prise de bec peut ajouter à leur gloire respective dans un jeu, en somme nul, mais non négligeable en espèces sonnantes et rassurantes pour l’humanité trébuchante. Ils. affichent leur morgue ( la mort est une compagne apprivoisée) sans se croiser sue leurs chasses gardées, l’évitant autant que faire se peut. L’un vit en grandes pompes, l’autre en pompes funèbres. Les poubelles de l’histoire sont pleines, ils sont condamnés à errer sans point de chute fixe. Bien des habitants de Paris, n’ont plus les moyens de s’offrir « verrerie et rêverie » bijoux de pacotille pour classe moyenne , au bac, laborieusement obtenu sans mention.. Ils expérimentent dans un ultime espoir de survie, à pas pressé ou à petits pas, laissant à l’abandon y compris les vélos, un concret et laborieux, « éloge de la fuite » en avant…. vers la régression sociale, désespérés de sentir que les cycles de crise sont devenus des outils de gouvernance et que les rayons des magasins sont emplis de futilités anesthésiantes. Ce n’est pas demain, qu’ils seront remis en selle.

  2. brigetoun dit :

    ai cliqué, allais prendre le large, me suis arrêtée pour lire le commentaire, repars en vous trouvant bien intelligents messieurs, c’est toujours ça

  3. @ brigetoun : il faut leur rendre hommage.

    @ Patrick Verroust : Arielle a été remplacée, depuis déjà quelque temps, par Daphne, l’héritière de la stout Guinness.

  4. Claire dit :

    Sur la première photo, j’identifie une vieille photo de Stallone, mais j’ai du mal à déchiffrer le nom sur le médaillon de droite : est-ce bien la jolie Marina Foïs ?

  5. patrick verroust dit :

    C’est bien ce que je pensais , BHL prépare sa gloire posthume. IL en est à sa mise en bière en songeant à entrer dans le « guiness book ».
    Merci de la précision qui corrige une incorrection involontaire envers Dame Sonnery.

  6. Désormière dit :

    Antiquité post-moderne et mur-mur végétal surplombant un rideau de fer, un temps de saison ravagé, une femme véloce qui se dérobe dans une tenue interdite laissant apparaître un escarpin satiné et suspect.
    Pendant ce temps TF1 donne le résultat du Goncourt à grands coups de trompette de son journaliste fétiche qui brandit un exemplaire (écorné vite fait dans le studio) du livre encensé et envoie l’interview du lauréat blafard au coin d’un couloir saturé de spots. Virginie Despentes a droit à une info vite pliée et bafouillée. Normal, elle a mauvais genre.

  7. @ Désormière : oui, Virginie Despentes est « dans un combat féministe » pour Houellebecq, c’est tout dire !

  8. Zoë Lucider dit :

    Ho ho, DH vous voilà chroniqueur de pipaule. J’apprends ainsi que le BHL (62 ans) « retrouve une nouvelle jeunesse » avec une héritière (-20). Rien de bien extraordinaire. Les vieux beaux sont tous avec des jeunesses. Il a toujours le même goût pour des pouffes sophistiquées

  9. @ Zoë Lucider : quand on parle de BHL (et vous remarquerez que ce n’est pas moi qui ai prononcé son nom), on tombe logiquement dans le panneau. Et ces « jeunesses » ne sont-elles pas majeures ? Certains dieux (dits « philosophiques ») ont soif.

  10. sylvaine vaucher dit :

    Je me contente de regarder « bicyclette et poubelles » de blanc vêtue !

  11. Houellebecq est beau quand il a bu.

  12. @ Dominique Autrou : j’espère que chez Drouant il n’était pas à l’eau, comme à France Inter.

    @ Sylvaine Vaucher : j’ai hélas coupé le bas de la roue car je voulais cadrer en même temps les gens du café en face. Mais la peinture blanche sur la chaîne du vélo montre que l’on a affaire à un Picasso en herbe (ceci dit pour titiller Houellebecq).

  13. Pat dit :

    Quel est cet être tout de noir vêtu et qui semble venir de nulle part ? La photo est excellente.

  14. Désormière dit :

    D.H., irréductible meneur !

  15. @ Désormière : tout cela a… mené à la perte de vos photos, de vos illustrations, quel sacré gâchis !

  16. sylvaine vaucher dit :

    Tu devrais singer les copy/paste de qui tu sais. En tête il me fiche les boules. Belle photo.

  17. […] : Il était une fois – Mains parenthèses ; avec Roberta Flack Killing Le Softly. Verrerie, rêverie, verroterie – La liseuse et les quinze auteurs ; pour les liseuses ! Philosopher sur la ville – […]

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