« Une dégradation imminente »

Publié: 16 novembre 2010 dans Livres
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(Julien Gracq, André Breton. José Corti, 1948, Troisième réimpression 1970, page 87. Photos : cliquer pour agrandir.)

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commentaires
  1. Fabrice dit :

    Évidemment, je contresigne cette déclaration. Comment pourrait-il en être autrement ? Comme l’avait déclaré Marcel Duchamp lors de la disparition d’André Breton : « Il a incarné les plus beaux rêves de jeunesse d’un moment du monde. »
    Merci pour ce rappel essentiel, Dominique.

  2. @ Fabrice : il faut savoir prendre du champ.

  3. PdB dit :

    Je n’ai pas ce regard hagiographique sur André Breton, sans doute parce que la défense de sa chapelle (est-ce une chapelle que le surréalisme ? en était-il le seul garant, gardien d’un temple inutile et fécond ?) lui a fait voir les choses de manière outrancière, et que je garde (aussi, autant, plus ?) de l’histoire de ce mouvement des êtres comme Louis Aragon, Robert Desnos, Pierre Reverdy, René Char. Aussi, autant, avec eux… (il y a eu, il y a quelques semaines sur arte un documentaire sur plusieurs classes de jeunes gens dansant le Sacre du Printemps, joué par l’orchestre philharmonique de Berlin, une merveille…-voir ici : remerciements à Pierre Ménard, chez qui j’ai pris ce lien.

  4. brigetoun dit :

    réinventer André Breton, ou l’André Breton adapté à nos jours

  5. @ brigetoun : ou irrémédiablement « inadapté » ?

  6. Gilbert Pinna dit :

    Ce matin, chez vous, la résonance des champs magnétiques.

  7. patrick verroust dit :

    Que le grand Gracq me croque s’il n’est pas dit un mot sur José Corti qui avait chevillé au corps l’esprit de résistance, n’avait « rien de commun » avec l’édition mercantile et pudibonde mais avait « tout en commun » avec les auteurs qu’il élisait et éditait ;Il était le « deus ex machina » , l’obstétricien rude des écrivains qui portent l’écriture au haut point d’incandescence où chaque ligne pensée porte en elle une fusion brulante . Ceux qui l’approchent auteurs, lecteurs font l’expérience de la lumière. Ils en sortent transformés, forment une confrérie qui propage l’esprit. Tout le reste n’est que littérature… dit sans mépris aucun. Être édité, rue Médicis était recevoir une onction et un Graal, où les prix littéraires n’étaient plus que colifichets, et être adoubé chevalier de haute lignée d’écriture, capable de par les mots de soutenir la marche de la pensée du Golgotha à l’empyrée.
    Être ami de cet homme ombrageux, jaugeur d’âme au scalpel tranchant , était une épreuve où
    se trempait l’acier des engagements les plus profonds et où renonçait avec respect, ceux qui n’avait pas la force de soutenir le défi qui ne leur était pas imposé mais dont, ils se trouvaient, imprégnés.

    José Corti ton ombre plane, regarde , éclaire encore.

  8. Sorcière dit :

    Un texte infiniment Sorcier, essentiel, un lien comme un fil d’Or.

    Merci Chasse clou.

  9. @ Sorcière : je n’ai mis exprès aucun lien, tout cela est purement invisible !

    @ patrick verroust : sa devise se suffit à elle-même.

  10. PdB dit :

    Ah j’ai mis un commentaire avec deux liens ce matin, et je ne le vois pas… Ca ne fait rien, je recommence.
    Je disais :
    (pas sic)
    Je ne raffole pas d’André Breton, il y a quelque chose qui m’énerve (et dans l’hagiographie de Gracq et) chez le pape de quelque chose qui n’a pas à subir, selon moi, la domination d’un certain esprit (j’ai dans l’idée du surréalisme d’autres réminiscences, mémoires, plaisirs et joies, Nadja, certes, mais aussi Aragon, Pierre Reverdy, René Char, Robert Desnos, bien d’autres qui ne me viennent pas ici) : le surréalisme, il n’en est nullement le dépositaire, pensé-je…
    (Voici un premier lien que je mettais tout à l’heure, en regard de cette magnifique musique que vous nous offrez, L’Irréductible :

    où on verra une représentation de ce ballet, musique interprétée par le Philharmonique de Berlin; lien que me vient d’un autre que je mets, donc dans le commentaire suivant)

  11. PdB dit :

    votre wordpress ne veut pas de mon commentaire, Irréductible, voici trois fois que je le tente. N’importe…
    Breton, oui, certes, mais pas sans Char, Reverdy, Aragon et Desnos.
    Voilà tout.
    Pour le sacre, génial

  12. PdB dit :

    Ah celui ci il le veut bien.. Bon dans les autres, je mettais en lien des articles l’un sur le ballet occasionné par le Sacre du printemps interprété par le Philharmonique de Berlin, émission d’arte magnifique; l’autre le site Liminaire de l’ami Pierre Ménard -on ira donc trouver ailleurs que dans mes commentaires ces liens extraordinaires vers cette musique, ces ballets et l’autre de la regrettée Pina Bausch…

  13. J’avais la chance, hier après-midi, d’assister à une soutenance d’Habilitation dans la salle des Actes de la Sorbonne.
    Il était heureux, dans cet établissement négligé (Notre-Dame est prioritaire question travaux) de sentir la présence presque charnelle de certains esprits disparus, qui « planent » comme on dit.
    Gracq – Breton: une sacrée parenthèse ! Et…

  14. @ PdB : les commentaires avec deux liens ou plus sont systématiquement (comme sur lemonde.fr) mis en attente de déblocage car la plateforme les suspecte de pouvoir être des spams ! Il ne s’agit donc pas, ici, de censure, mais d’une précaution systémique et systématique.

    En ce qui concerne André Breton, les clichés sur « le pape » ou « le dépositaire » du mouvement ont la vie, hélas, plus dure que son oeuvre et son engagement.

    Mais on peut le citer sans être obligé — à moins d’écrire des centaines de pages ou de renvoyer à des dizaines de liens sur Google — de parler en même temps de Char, Reverdy, Aragon, Desnos… et de Soupault, Eluard, Vitrac, Péret, Delteil, Naville, Boiffard, Morise, Auric, Fraenkel, Picabia, Picasso, Limbour, Baron,Vaché, Duchamp, Artaud…

    « Le surréalisme est le « rayon invisible » qui nous permettra un jour de l’emporter sur nos adversaires. » (Premier Manifeste, 1924, dans lequel sont cités notamment les quelques noms ci-dessus, d’autres viendront, ou certains partiront, plus tard.)

    « Un temple inutile et fécond », écris-tu : l’oxymore aurait sans doute été apprécié par celui auquel tu fais allusion.

  15. @ Dominique Autrou : est-elle refermée à jamais ?

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