Poésie du marché

Publié: 22 novembre 2010 dans Livres
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La rue Charlot (Paris, 3e) apparaît toujours aussi sautillante, elle est rectiligne comme la pluie qu’il suffit de braver. Les boutiques se transforment, d’autres résistent encore à l’uniformisation que l’empire du prêt-à-porter étend partout sur la ville.

(Photos : cliquer pour agrandir.)

Blancs-Manteaux ? La poésie du marché s’insinue dès le lieu  rencontré, il n’y a pas de dimanche pour les poètes et les écrivains.

(Photo : cliquer pour agrandir.)

Sous la voûte, les stands fleurissent comme champignons après l’ondée (ne pas s’aventurer dans les bois sans une boussole littéraire). L’ambiance est conviviale ; j’ai même vu un espace Pataphysique réjouissant, planté aux environs de la table ronde où Jean-Claude Pinçon faisait valser, devant un public saisi, les noms de Platon, Nietszche, Adorno, Kundera…

(Photos : cliquer pour agrandir.)

Près de l’entrée, pas loin de la sortie, Philippe Annocque assure aussi, derrière la pile de ses livres, la permanence des éditions Quidam : il vante et vend les livres de ses petits camarades. Nous discutons de Monsieur Le Comte au pied de la lettre, fantaisie bien plus sérieuse qu’il ne semble, réflexion imagée sur la figure de l’absence. Mon exemplaire, apporté pour l’occasion, s’orne enfin d’une dédicace qui viendra compléter celle du précieux Liquide.

(Photo : cliquer au pied de la lettre.)

J’ignore quelle sera la prochaine œuvre – forcément en cours – de Philippe Annocque, créateur ou inventeur protéiforme d’apparence.

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commentaires
  1. brigetoun dit :

    j’essaie de croire que j’étais quelque part dans les parages

  2. @ brigetoun : mais il me semble vous avoir aperçue…

  3. Harmonia dit :

    Bonjour DH,

    Je viens de voir que vous aviez repris une activité bloguesque, blogueuse ou bloguienne…

    Juste qques mots pour vous souhaiter un nouveau bon voyage. Je lis WordPress en bas de votre blog. Y’a-t-il encore un lien avec Le Monde?

    Bien aimé certaines peintures de SophieK. Il faudra que je lui dise.

    Cordialement.

  4. PdB dit :

    On espère que ce type de réunion fera long feu, la poésie en a bien besoin…

  5. @ PdB : oui, surtout par le froid qui vient.

    @ Harmonia : non, cette plateforme (même si utilisée sous une autre version par le journal éléctronique) n’a rien à voir avec lemonde.fr et est totalement indépendante.

  6. PhA dit :

    Officiellement je n’étais censé représenter que moi-même, mais j’ai du mal à rester assis à côté de bons livres sans en dire tout le bien que j’en pense (même quand ils ne sont pas chez Quidam, d’ailleurs). (Merci Dominique !)

  7. @ PhA : tu montres ainsi que tu es bien une sorte d’agent double…

  8. Sophie K. dit :

    Flûte, au vu de ce joli compte-rendu, je regrette encore plus de ne pas avoir eu l’énergie d’y aller (en plus j’aurais pu faire signer mon exemplaire de « Monsieur le Comte » par son auteur, fichtre !) (Rhâ… Je vais guetter une autre de ses apparitions, au PhA, du coup.)

    Harmonia : merci ! :0)

  9. @ Sophie K. : mais demain, une chance d’attraper à nouveau le furet, à la librairie Le Comptoir des mots, rue des Pyrénées (voir son blog, colonne de droite).

  10. Sophie K. dit :

    @ Dom’ : il a une énergie, cet homme… Bon, je vais chercher une barre d’uranium dans mon garage, démarrer l’Enterprise, et si Spock et Kirk sont d’accord, je me téléporterai là-bas en essayant de ne pas ficher des pixels partout. :0)

  11. @ Sophie K. : et même si on n’est pas en mars !

  12. Dom A. dit :

    Monsieur Annocque, vous apparaissez ici tel un capitaine à la limite de la submersion par ses propres vagues ! Bientôt une déferlante (une vraie) vous imposera pour de bon l’usage du vêtement qui illustre votre couverture, si d’autres périscopes Hasselmanniens transmettent l’information d’une aussi belle façon.

    (Monsieur Verroust, vous me pardonnerez d’avoir emprunté votre style pour quatre lignes, mais un pied léger m’animait depuis tôt ce matin).

  13. Zoë Lucider dit :

    PhA, au secours du Goncourt, vite, pour leur redonner un peu d’énergie.
    Rue Charlot, j’y ai habité. J’aimais beaucoup le quartier.

  14. sylvaine vaucher dit :

    Aux Blancs Manteaux, je crois 3ème étage, je dormais dans le bureau d’ Edgar M. qui attendait mon réveil pour se faire masser. Depuis il a déménagé. Une autre « Méthode » de communiquer, « la connaissance de la connaissance ».

  15. Quotiriens dit :

    Les blancs manteaux perméables au liquide

  16. @ Quotiriens : sortons couverts, comme dit maintenant le pape.

    @ sylvaine vaucher : j’espère que tu l’as pris en photo ?

    @ Zoë : Goncourt et Charlot, je ne vois pas le rapport.

    @ Dom A. : attention, M. Verroust va te demander des droits d’auteur !

  17. patrick verroust dit :

    Dom A: Empruntez, n’hésitez pas, je regarde ces histoires de droit avec hauteur.
    Je suis passé en courant d’air aux blancs manteaux, je n’ai même pas pris le temps de faire le charlot.

  18. Fabrice dit :

    Moi qui habite à quelques minutes à pied de cet espace et je n’ai rien su de cette présence de la poésie. Le comble ! Je mériterais d’être dévoré par des vers venant de la tombe de Monsieur Le Comte de Lautréamont !
    Merci Dominique pour cette note qui creuse ma culpabilité 🙂

  19. @ Fabrice : mais la poésie traverse facilement les murs et peut aller — s’il en était besoin — jusque vers une rue anciennement pavée…

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