Julien Gracq et son balcon en l’île

Publié: 10 avril 2011 dans Théâtre
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Il est revenu au premier plan de l’actualité avec la parution toute récente chez Corti de deux inédits, ses Carnets de guerre, comme pour un rappel ironique par rapport à l’actualité : Julien Gracq a connu la mitraille lors du début de la seconde guerre mondiale.

Le 4 avril, près d’une bouche de métro à Paris, j’ai appris qu’Un balcon en forêt (1958) serait bientôt présenté sur scène en l’île Saint-Louis.

Affichage sauvage pour l’écrivain à l’œuvre dite « hautaine » ! La compagnie théâtrale s’appelle Gallimard.

(Photo : Ledru-Rollin, 12e. Cliquer pour agrandir.)

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commentaires
  1. brigetoun dit :

    agrandi et tiré sur mes yeux de vieille pour les affûter : et oui, je n’y croyais qu’à demi, la compagnie s’appelle bien …

  2. @ brigetoun : une pléiade de hasards (vu Monoprix ?)…

  3. Gilbert Pinna dit :

    … un balcon en forêt, avec vue sur la mer et sur les polders ?

  4. @ Gilbert Pinna : ou longue-vue ?

  5. Dom A. dit :

    Un virage Desarthe ?

  6. @ Dom A. : non, Fillon répète « Fin de partie ».

  7. Désormière dit :

    Cette affiche en noir et blanc, ce visage sévère et ce regard incisif, tout le contraire de ce que les kiosques et les murs montrent en couleurs et en people. Cela convient si bien à Julien Gracq : « Le grand public, par un entraînement inconscient, exige de nos jours, comme une preuve, cette transmutation bizarre du qualitatif en quantitatif, qui fait que l’écrivain aujourd’hui se doit de représenter, comme on dit, une « surface », avant même parfois d’avoir un talent. » (1950)
    Aujourd’hui il n’est même plus question de « surface ». La littérature est tombée dans les estomacs.

  8. @ Désormière : le noir et blanc tranche (comme la typographie majoritaire sur la feuille ou l’écran des livres), et Julien Gracq demeure intransigeant.

  9. Ceriat dit :

    J’apprécie de pouvoir découvrir des choses que je ne connais pas. Je vais m’employer à rattraper cela.

  10. @ Ceriat : Spinoza dit (à peu près) que la joie est dans la connaissance.

  11. JEA dit :

    Pour une page de mon ancien blog (pas de pub débile, rassurez-vous), je retournai sur les lieux de tournage d’un Balcon…
    Quelle désolation !!!
    Il fallut travailler les cadrages des photos pour ne pas tomber dans le misérabilisme.

  12. Zoë Lucider dit :

    Il préfère Stendhal à Flaubert. Moi aussi.

  13. Quotiriens dit :

    Gracq, hautain mais précieux, qui cacherait Sorel sous son air strict,
    de l’huile essentielle d’un mélange de Mitterrand (très dilué), Mauriac, une pointe d’Alain peut-être?
    Un grand cru néanmoins.

  14. PMB dit :

    Gracq hautain, c’est une image et une protection. Je crois de plus qu’il n’aimait guère se faire photographier (voler ?)

    En réalité et à Saint-Florent, il était fort courtois. je peux en témoigner.

  15. @ PMB : j’ai juste voulu relever l’ambiguïté du terme employé. Mais Julien Gracq savait prendre ses distances, vous l’avez donc vu.

  16. […] conteurs : Julien Gracq et son balcon en l’île – Proverbes africains […]

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