Archives de 8 mai 2011

Depuis le 19 de l’avenue Kleber (Paris, 16e), j’apercevais, vendredi dernier, l’Arc de Triomphe ensoleillé, carrefour des courants d’air historiques et touristiques. Construction emballant (comme un Christo avant la lettre ?) du vide et du plein, du vent et de la mémoire.

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Ce monument ne sera pourtant pas menacé par l’hôtel de luxe en cours de construction, The Peninsula Paris, qui, à la suite d’un savant montage financier entre le Qatari Diar Real Estate et The HongKong Shanghai Hotels (HSH), commence à transformer ainsi l’ancien Centre international des congrès, avec son ballet habituel de limousines noires, en 200 futures chambres et suites pas vraiment destinées à des SDF.

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Ici, la manie des immenses toiles peintes publicitaires (en dehors de celle exhibant la marque Peninsula elle-même) s’est faite plus petite et photographique : un peu comme ces vues accrochées sur les grilles du jardin du Luxembourg, sauf que les panneaux montrant des employés furieusement ravis sont en l’occurrence toujours les mêmes.

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En tout cas, les affaires marchent, les engins turbinent, une grue prend son pied en tournoyant au-dessus des têtes. Quand le bâtiment va… Il semblerait pourtant que Bouygues, pour une fois, ne soit pas à la manœuvre. D’autres projets, on se rassure, sont sans doute dans le tuyau.

 

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Quand je reprends le métro, je me dis qu’il ne faut pas confondre ce Péninsula-là avec la société de production de films  qui lança Le diable s’habille en Prada (2006), avec Meryl Streep et Anne Hattaway, pétillante satire des milieux de la mode, et que l’incongru n’est jamais loin de l’inconnu.

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(Keith Jarrett, titre non identifié.)