Archives de la catégorie ‘météo’

Quelques dernières photos, piquées ici ou là dans mes fichiers inexploités, vues de ville, ville perdue parfois de vue, actualité poisseuse et répétition politique.

Et l’inanité d’un blog n’ayant jamais décollé.

Alors, L’Irréductible (histoire de faire mentir son titre) cesse de paraître, ce sera le 261e article depuis son lancement le 12 octobre 2010. Un jour, le ressassement ne peut plus être éternel.

Merci pour votre patience, votre fidélité, et – peut-être – à une autre fois, différemment, ailleurs ?

(Photo : Paris, le 18 avril. Cliquer pour agrandir.)

(Photo : Paris, le 10 mai. Cliquer pour agrandir.)

(Photo : Paris, le 19 mai. Cliquer pour agrandir.)

(Photo : Paris, le 28 mai. Cliquer pour agrandir.)

(Photo : Paris, le 10 juin. Cliquer pour agrandir.)

(Photo : Paris, le 10 juin aussi. Cliquer pour agrandir.)

(Steve Reich, Music for 18 Musicians.)

Mon nouveau blog, Le Tourne-à-gauche, peut être découvert à l’adresse ici.

La question du blog

Publié: 20 juin 2011 dans météo
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Un blog doit-il être quotidien, hebdomadaire, mensuel, annuel ou épisodique ?

Un blog doit-il porter une ambition (ou un style) politique, polémique, poétique, artistique, photographique, scientifique, littéraire ?

Un blog doit-il être personnel ou pas, biographique ou non, généraliste ou spécialisé, orienté ou désorienté, engagé ou désengagé ?

Un blog doit-il être illustré (photos, dessins, reproductions…), doit-il embarquer de la musique ?

Un blog doit-il comporter des liens, des commentaires et, si oui, doit-on alors répondre à ceux-ci ?

Un blog doit-il être un laboratoire de quelque chose (réflexion, expérimentation, pistes ouvertes…) ou un simple carnet de bord, un éphéméride numérique ?

Un blog doit-il être démagogue (blog et magog) ?

Un blog doit-il, à partir d’un nombre de lecteurs insuffisant, se saborder ?

Un blog doit-il être, « quelque part », utile ?

Un blog n’est-il pas condamné par Facebook, Tweeter, etc. ?

Un blog est-il le reflet de son auteur ou un masque présenté face à d’autres masques (les pseudos) ?

Un blog est-il une addiction ou une soustraction ?

Un blog peut-il se transformer en site (remarquable, logiquement) ?

Ne faut-il pas se poser, de temps à autre, la question du blog ?

(Photo prise le 4 juin à Paris, 10h.36, Bd de la Villette, 19e. Cliquer pour agrandir.)
(Chopin, Prélude en mi mineur, Opus 28, n° 4)

Oui, cela commençait à bien faire, on ne parlait plus que de lui, le monde était-il donc réduit à ces trois initiales ?

La vie s’était arrêtée, soudain suspendue au moindre des gestes du violeur présumé – et qui parlait de « la victime », ce qui prouvait bien qu’il y avait eu crime et cela pouvait s’appeler « le mystère de la chambre 2806 » (Libération du 19 mai) ?

(Photos : Paris, le 17 mai. Cliquer pour agrandir.)

Hier soir encore, sur France 2, un pugilat télévisé était diffusé en direct à 20 heures 30 pour les Français qui aiment ce sport, starring : Robert Badinter impeccable, forcément, Laurent Joffrin perdant les pédales, Franz-Olivier Giesbert égal à sa suffisance même, Yvan Roufiol à l’image du Figaro, Manuel Valls courageux, une journaliste anglaise faisant de la figuration et David Pujadas confondant Washington avec New York.

Sur la place du Panthéon, Pierre Corneille en restait de marbre : des tragédies, il en avait connu d’autres, il n’y a pas de fumée sans feu. Illusion comique !

(Photo : cliquer pour agrandir.)

Ne pouvait-on vraiment parler d’autre chose ? Prendre la télécommande, changer de chaîne ? Ce feuilleton, oui, pourquoi nous l’imposait-on alors que Fukushima, Carla, les panneaux annonçant les radars démontés, la sécheresse, il n’y a plus de saisons, tout ça était passé à la trappe ? La politique, les conséquences internationales de « l’affaire », les prochaines élections présidentielles en 2012, non mais, sans blague, qui ça intéressait, ma bonne dame ?

Regardez comme c’est joli, les fleurs et les arbres (en fleurs) et les pots, ne nous noyons pas dans l’actualité vulgaire, les sites d’infos, la télé, l’avalanche de ces photos, ces vidéos, les journaux, voyez plutôt les petits zoziaux sur fond bleu !

(Photo : cliquer pour agrandir.)

(Big Bill Broonzy, Get back)

Comme partout sans doute, hier après-midi, les terrasses sont combles à Paris, les femmes en tenues légères, l’été a supplanté le printemps à la vitesse d’un clin d’oeil-couperet.

Quelques clichés pris Boulevard Saint-Martin – je passe une fois encore devant le rideau de fer des Naufragés du Temps – et j’aligne ici le vrac tout à trac.

(photos : cliquer pour agrandir.)

Curieux comme déjeuner au bord du canal attire : les miettes des sandwichs sont jetées à la baille et flottent comme des barques minuscules se dirigeant vers Lampedusa. Laisser pendre ses jambes comme celles d’un nageur en pantalon ou d’une nageuse en jupe, elles se balancent au-dessus du miroir ondulé, désirant sans doute faire accélérer le courant paresseux, ou alors c’est pour se signaler au voisin si elles sont féminines.

(Photo : cliquer pour agrandir.)

A Paris, la rue Louis-Blanc (10e) comporte un beau commissariat de police, c’est là qu’il faut aller pour porter plainte (l’assurance l’exige) quand la voiture a été dégradée. Il est vrai que les flics ne peuvent être partout et celui de la guérite en verre montre une bonne bouille. En fait, il faudrait venir avec son véhicule pour qu’ils constatent eux-mêmes les dégâts ou alors avec un devis mais justement on doit aller au garage après.

(Photo : cliquer pour agrandir.)

Tout est presque champêtre ici, entre midi et deux heures ; Maupassant pourrait y inventer quelques histoires avec, qui sait, un grain de fantastique : « En somme, j’ai vu de l’eau, du soleil, des nuages et des roches – je ne puis raconter autre chose – et j’ai pensé simplement, comme on pense quand le flot vous berce, vous engourdit et vous promène… » (Sur l’eau, 1888).

Tout est également pacifique (j’ai appris hier que deux manuscrits inédits de Julien Gracq à propos de la guerre de 1940  allaient être publiés le 7 avril par les éditions José Corti) et paisible, dans le coin : même le nuage japonais ne se reflète pas à la surface, il s’est déjà dilué dans l’air, paraît-il, tandis que du rouge et du jaune jouent au soleil.

(photo : cliquer pour agrandir.)

Sarkozy : révision à deux temps

Publié: 28 février 2011 dans météo
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Il n’avait vraiment pas l’air à l’aise dans ses baskets, Nicolas Sarkozy, hier soir, lors de son apparition télé préenregistrée, sur les petits ou plats écrans : marionnette au teint cireux, louchant vers le prompteur pour débiter un texte tiédasse, liant le remaniement ministériel – Michèle Alliot-Marie et Brice Hortefeux, expulsés vite fait, sans même que leurs noms soudain honnis soient prononcés – au chaudron international, tout ça sur le fond de bibliothèque qui lui sert de décor pour sa photo officielle.

Début : « A peine la plus grave crise économique et financière depuis la deuxième guerre mondiale semble-t-elle s’estomper (no problem) (…) »

Milieu : « Mais voici qu’à l’initiative des peuples s’esquisse une autre voie. En opposant la démocratie et la liberté à toutes les formes de dictature, ces révolutions arabes (qui commencent à s’accumuler) ouvrent une ère nouvelle dans nos relations avec ces pays dont nous sommes si proches par l’histoire et par la géographie. Ce changement est historique. Nous ne devons pas en avoir peur (comme dirait le Pape). Il porte en lui une formidable espérance car il s’est accompli au nom des valeurs qui nous sont les plus chères, celles des droits de l’homme (ma préoccupation constante, demandez à Rama Yade) et de la démocratie.(…) »

« Mon devoir de Président de la République est d’expliquer les enjeux de l’avenir mais tout autant de protéger le présent (je suis leur petit père) des Français. C’est pourquoi, avec le Premier ministre François Fillon, nous avons décidé de réorganiser les ministères qui concernent notre diplomatie et notre sécurité. Alain Juppé, ancien Premier ministre, homme d’expérience qui a déjà exercé ces fonctions avec une réussite unanimement reconnue sera Ministre des Affaires étrangères. Pour le remplacer au ministère de la Défense, j’ai choisi Gérard Longuet, lui aussi homme d’expérience (spécialiste de l’Occident). J’ai souhaité dans le même temps confier la responsabilité de ministre de l’Intérieur et de l’Immigration à Claude Guéant qui m’a accompagné depuis neuf ans dans toutes les responsabilités que j’ai exercées, en particulier au ministère de l’Intérieur dont il connaît tous les rouages et dont il a occupé tous les postes de responsabilité.

(lemonde.fr d’hier. Le tag a été rajouté. Cliquer pour agrandir.)

Ainsi les fonctions régaliennes de l’État se trouveront-elles préparées (car ce sont celles-ci qui agissent !) à affronter les événements à venir dont nul ne peut prévoir le déroulement (je ne suis pas madame Soleil).(…) »

Fin : « Pour obtenir les résultats que vous attendez et que nous obtiendrons, je me dois de ne faire prévaloir aucune autre considération que le souci de l’efficacité et de l’intérêt général (cela n’a jamais été le cas) dans le choix (parfois malheureux ?) de ceux auxquels sont confiées les plus hautes responsabilités de l’État.(…) »

« Dans ces circonstances si troublées la nécessité du rassemblement de tous les Français (un gouvernement d’union nationale, ce serait la meilleure solution pour 2012) autour de nos valeurs républicaines est plus nécessaire que jamais.(…) »

Ainsi, le petit épicier (pas arabe) de l’Elysée a vite fermé boutique à 20 heures 07, une fois la lecture du pensum terminée : peut-être avait-il sur sa table de chevet, comme Kadhafi, un livre de Montesquieu qui l’attendait ?

Il est vrai qu’aujourd’hui son emploi du temps est extrêmement chargé.

(Site de la présidence de la République.)

Lacérations souterraines ou pas

Publié: 23 décembre 2010 dans météo
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Pourtant, l’expo Villeglé était terminée depuis longtemps : un de ses tableaux aurait-il été oublié ici ? Des lambeaux  d’affiches se recouvraient à l’image d’un mille-feuilles de papier, cela se produisait parfois ; certaines publicités respiraient encore malgré leur étouffement.

(Photo : cliquer pour agrandir.)

Il faut dire que la station de métro parisien (ligne 9) traînait quelques boulets derrière elle. Quand on faisait surface, le boulevard Voltaire engendrait lui-même, perpendiculairement, une petite rue Voltaire débouchant sur l’avenue Philippe Auguste où le cri du peuple venait de laisser un léger nuage de tags, bulletin de météo politique ?

(Photo : cliquer pour déchiffrer.)

Cependant, non, le tour de France n’avait jamais emprunté ce passage et un célèbre coureur cycliste (ce n’était pas Eric Fottorino) filait soudain dans le virage du temps – avec ce bruit discret de pédalier, de rayons et de papillons – comme en roue libre.

(Photo : cliquer pour agrandir.)